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    Hector Guimard

    Architecte, désigner français

    1867-1942

     

     

     

     

    Connu principalement pour ses entrées du métro parisien, Hector Guimard fut avant tout architecte et designer.

     

     

     

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    Il dessina des villas, hôtels particuliers et immeubles de rapport et créa également les décorations intérieures, meubles et objets divers, le tout dans un style raffiné très personnel.

     

     

     

    Biographie  illustrée d'Hector Guimard 1867-1942

     

     

     

    Réalisations immobilières illustrées qui subsistent encore.

     

     

     

    Maison Hector Guimard

    Adresse : 18, rue de Neuville, Garches, France


     

    Le lierre couvre une architecture rampante où chaque fenêtre s'offre aux délires de l'architecte. Hector Guimard (1867-1942), à qui l'on doit les entrées et constructions surplombant les bouches de métro de Paris, est un représentant d'une branche du style Art nouveau qui touche toute l'Europe autour des années 1900. La grille bleue de cette maison reprend les aspirations de ce style, et notamment la ligne « coup de fouet » chère à Guimard.

     

      

     

     Édicule Guimard

     

     

     

     

     Entrées de stations du métropolitain -> accueil.

      

      

      

    1900 Paris 16e " Porte Dauphine " ligne 2, le seul style pavillon fermé existant encore.

     

     

     

     

    1900  Paris 1e " Palais Royal - Musée du Louvre " lignes n°1 et 7, reste une entrée avec candélabres.

     

     

     

    1900  Paris 1e " Châtelet " lignes n°1, 4, 7, 11 une entrée ouverte avec édicule de toit reconstruit et une entrée classique

     

     

     

     

    1900  Paris 18e " Abbesses " ligne n°12, une entrée avec édicule de toit ouverte au pied de Montmartre

     

     

     

    1900  Paris 12e " Nation " lignes n°1, 2, 6 et 9 reste une entrée large avec candélabres et bouche d'aération.

     

     

    1900  Paris 1e " Tuileries " ligne n°1, deux entrées basses le long des grilles du jardin des Tuileries

     

     

     

    1900  Paris 1e " Louvre Rivoli " ligne n°1, une entrées haute devant les colonnes du Louvre

     

    1902  Paris 16e " Victor Hugo " ligne n°2, une entrée haute avec candélabres.

     

     

     

    1902  Paris 16e " Monceau " ligne n°2, une entrée haute avec candélabres.

     

    1904  Paris 2e " Réaumur-Sébastopol " lignes n°3 et 4, quatre entrées/sorties dont deux avec candélabres.

     

    1904  Paris 2e " Sentier " ligne n°3 , une entrée basse sans candélabres.

     

    1905  Paris 12e " Bastille " lignes n°1, 5 et 8 , une entrée haute avec candélabres.

     

    1906  Paris 14e " Raspail " lignes n°4 et 6, deux entrées dont une style Guimard large.

     

    1906  Paris 14e " Denfert-Rochereau " lignes n°4 et 6, trois entrées dont une style Guimard large

     

    1906  Paris 15e " Pasteur " lignes n°6 et 12, reste une entrée large avec candélabres

     

    1908  Paris 13e " Saint-Marcel " ligne n°5, deux une entrée dont une style Guimard.

     

    1908  Paris 1e " Etienne Marcel " ligne n°4, une entrée haute avec candélabres.

     

    1909  Paris 16e " Boissière " ligne n° 6, une entrée haute avec candélabres.

     

     

     

     

    1909  Paris 14e " Mouton-Duvernet " ligne n°4, deux entrées avec et sans candélabres.

     

    1910  Paris 6e " Saint Michel " ligne n°4, trois entrées avec deux candélabres Guimard et un de Dervaux

     

    1910  Paris 4e " Cité " ligne n°4, une entrée avec candélabres dans l'île de la Cité.

     

    1913  Paris 16e " Chardon Lagache " ligne n° 10, une entrée haute avec candélabres.

     

     

     

         
    voir en grand format  constructions détruites voir en grand format 

     

     

     

    Immeubles à Paris 16e -> accueil.

     

    1891 Hôtel Roszé Pavillon de deux étages au 34, rue Boileau

     

    1893 Villa Jassede Pavillon de deux étages au 41, rue Chardon Lagache 

     

    1894 Hôtel Delfau au 1, rue Molitor - Atelier Carpeaux au 39, boulevard Exelmans

     

    1895 Ecole du sacré-Coeur Bâtiment au 9, avenue de la Frillière 

     

    1898 Castel Béranger Immeuble de rapport au 14, rue La Fontaine

     

    1903 Immeuble Jassede Immeuble de sept étages au 142, avenue de Versailles

     

    1907 Hôtel Deron-Levent  Hôtel particulier de 2 étages au 28, villa de la Réunion

     

    1909 Immeuble Trémois de six étages au 11, rue Millet

     

    1909 Hôtel Mezzara Hôtel particulier de deux étages au 60, rue La Fontaine

     

    1912 Ensemble immobilier de huit étages aux 17, 19 et 21, rue La Fontaine, rue Agar et 43 rue Gros

     

    Entrées: 17 - 19 - 21, rue La Fontaine - 8 , 10 rue Agar - 43 rue Gros

     

     

     

      

      

    1913 Hôtel Guimard Hôtel particulier au 122, avenue Mozart, son domicile

     

    1922 Hôtel particulier de trois étages au 3, square Jasmin

     

    1924 Villa Flore Immeuble de sept étages au 120, avenue Mozart

     

    1926 Immeuble de sept étages au 18, rue Heine

     

    1928 Immeubles  de six étages au 36-38 rue Greuze

     

     

     

    Autres constructions à Paris

     

    1899 Pierre tombale de la famille Ernest Caillat au cimetière du Père Lachaise Paris 20e

     

    1913 Synagogue 10, rue du Pavée Paris 4e

     

    1919 Immeuble de bureaux de sept étages au 10, rue de Bretagne Paris 3e

     

     

     

    Villas existantes encore en France.

     

     

     

    Le Chalet Blanc de 1908 à Sceaux (Hauts de Seine) - Le Castel Orgeval de 1904 à Villemoisson ( Essonne)

     

     

    La Villa Berthe ou Hublotière de 1899 au Vésinet ( Yvelines) - Le Castel Val de 1903 à Auvers sur Oise (Val d'Oise)

     

      

    Maison à Eaubonne de 1907 à Eaubonne ( Val d'Oise) - La Villa Hemsy de 1913 à Saint-Cloud (Hauts de Seine)

     

     

     

     

    La Bluette de 1889 à Hermanville (Calvados) -

      

     

     

     

     

     

      

      

    Maison Coilliot de 1898 à Lille (Nord)

     

     

     

    Villas ou bâtiments défigurés.

     

     

     

    Le Castel Moderne ou Villa Canivet de 1899 à Garches (Hauts de Seine) - La Villa Rose d'Avril de de 1906 à Morsang sur Orge (Essonne).

     

    La Sapinière villa de 1899 à Hermanville (Calvados)

     

     

     

    Villas ou Hôtel disparus.

     

     

     

    La Surprise de 1903 à Cabourg (Calvados) -  Le Castel Henriette de 1899 à Sèvres (Hauts de Seine)

     

      

    l'Hôtel Nozal de 1905 à Paris 16e - Les entrepôts Nozal de 1902 à Paris 16e - La Salle Imbert de Romans de 1901 à Paris 16e

     

    Le Pavillon Le style Guimard  à l'Exposition de l'habitat de 1903 - La Mairie du Village Français à l'Exposition des arts décoratifs de 1925

     

    l'Hôtel Roy de 1895 à Paris 16e - La Villa Avril de 1906 à Morsang-sur-Orge (Essonne)

     

     

     

    Le Métro actuel. 

     

    Motifs de la station de métro Porte Dauphine, signalétique actuelle, les candélabres.

     

    Liste des stations de métro Guimard de Paris, rénovation des entrées de Métro par la RATP

     

    Les Edicules disparues ou existants encore

     

     

     

    Le Métropolitain d'autrefois.

     

    Travaux de construction du métropolitain et le métro aérien dans Paris (cartes postales anciennes)

     

    Entrées du métro vers 1900 existantes toujours : Palais Royal, Bagnolet, places de la République, des Ternes et de Clichy etc...

     

    Entrées du métro en forme d'édicule ou de Pavillon détruites : place de l'Etoile - place de la Bastille  - Porte Maillot - place de la Nation 

     

     

     

    Dessins - Vitraux - Objets - Meubles etc..

     

    Chambre à coucher  - Salle à manger -  Meubles - Objets - Motifs de papier pour le castel Béranger.

     

    Vitraux de porte d'entrée - Verrière 

     

     

     

    Diaporamas à télécharger sur les réalisations de Guimard (immeubles et entrées du Métro)

     

     

    Livres édités sur Hector Guimard en français - anglais

     

     

     

     

     

    Plan et cartes de Paris.

     

    Plan de Paris  localisation des 20 arrondissements de Paris, plan du métro

     

    Plan de Paris localisation des réalisations d'Hector Guimard.

     

     

     

    Autres entrées de stations de métro à Paris

     

    Palais Royal - Musée du Louvre Paris 1e construite pour le centenaire du métro en 2000 dans un style controversé.

     

    Solferino Paris 7e ligne n° 12, entrée style de l'après Guimard de 1914

     

    Victoria Square à Montréal (Canada)

     

     

     

    Entrées de stations à l'étranger de style Guimard

     

    Victoria Square à Montréal (Canada) - Van Buren Street à Chicago (Canada) - Bellas Artes à Mexico (Mexique) - Kvieskaya à Moscou (Russie) - Picoas à Lisbonne (Portugal).

     

     

     

    Liens internet sur Hector Guimard architecte.

     

    Association Le Cercle Guimard crée en 2003 par ses meilleurs connaisseurs pour promouvoir l'Oeuvre d'Hector Guimard

     

    La Hublotière villa de Guimard de 1896 au Vésinet (Yvelines)

     

    Villas des Hauts-de-Seine : 1899 Modern'Castel, 1908 Le Chalet Blanc 

     

    Thème astral détaillé d'Hector-Germain Guimard.

     

    Netprof cours d'histoire en vidéo sur l'art nouveau d'Hector Guimard , 4 immeubles et le métro Porte Dauphine

     

     

     

    Liens internet sur le métropolitain.

     

    Historique du métropolitain construction, lignes, stations etc.. - Réinauguration de la bouche de métro à Montréal en 2003

     

    Réunion des musées nationaux  Base images à acheter :dessins, plans, photos etc..

     

     

     

    Autres liens.

     

    ratp.fr les plans de la RATP : métro, bus etc..

     

     

     

    Liens commerciaux

     

    Entreprise Sofar fabriquant français de lampes, appliques et lustres de style Guimard et Art Déco.

     

     

    SOURCES

    http://lartnouveau.com/artistes/guimard.htm

     

     http://artnouveau.pagesperso-orange.fr/en/artistes/guimard.htm

     

     

     

    L’architecte

    L’Art nouveau, l’avis d’un architecte

    Hector GuimardThe Architectural Record me fait l’honneur de me demander une définition de « l’Art Nouveau ». À notre époque de transition, de troubles même et de commotions, il est difficile de dire exactement ce qui serait la meilleure réponse à la question posée. Mais on pourrait dire, en général, que les dernières années du XIXe siècle ont vu le commencement d’une évolution générale qui aboutira un jour à des résultats tangibles et permanents.

      

    L’art appartient à ce mouvement. Depuis une vingtaine d’années diverses expériences, plus ou moins audacieuses, ont été menées sur l’art moderne. Ces tentatives ont été basées sur l’interprétation des éléments de la fleur. Je citerai, dans ce contexte, en France, Rubrick Robert (1) et l’Union Centrale des Arts Décoratifs ; en Angleterre, Ruskin, Walter Crane et Morris ; et, en Belgique, Victor Horta. Dans ce dernier pays, la base décorative n’est plus la feuille ni la fleur, mais la tige, tout simplement.

     

     

    En revenant à une approche logique et raisonnable de la question, et en abandonnant l’ostracisme de toutes les écoles classiques, je crois qu’en étudiant les principes de l’art qui ont guidé les artistes des périodes les plus reculées jusqu’à nos jours, il est possible d’opérer des sélections, et si nous nous donnons la peine de découvrir comment nos prédécesseurs ont réussi à les découvrir, nous pouvons, en appliquant les mêmes méthodes aux conditions de notre temps, déduire les règles modernes appropriées.

      

      

      

    En dépit de la profusion d’exemples anciens, il est impossible de nier qu’il y a autre chose, et cet « autre chose » devrait être l’objet principal des recherches de ceux qui veulent œuvrer pour leur époque. C’est à nous, architectes, qu’incombe plus particulièrement la tâche de définir, par notre art, l’évolution artistique, mais aussi civilisatrice et scientifique de notre temps.

     

     

    La Nature est un grand livre dans lequel nous pouvons trouver notre inspiration et c’est également dans ce livre que nous devons chercher les principes qui, lorsqu’ils auront été trouvés, devront êtres définis et appliqués par l’esprit humain selon les besoins humains. De cette étude, je tire trois principes qui devraient avoir une influence prédominante sur toute production architecturale :

     

     

    1. La logique, qui consiste à prendre en compte toutes les circonstances de la situation à laquelle l’architecte est confronté, circonstances qui sont infinies dans leur variété et leur nombre.

    2. L’harmonie, ce qui veut dire mettre en accord toutes les constructions, non seulement avec les demandes auxquelles il faut répondre et les ressources financières disponibles, mais aussi avec leur environnement.

    3. Le sentiment qui, participant à la fois de la logique et de l’harmonie, est leur complément à toutes deux, et qui mène, par l’émotion, à l’expression la plus élevée de l’art.

    Ce sont là les principes que j’ai souhaité illustrer dans tous mes édifices, et plus particulièrement dans le Castel Béranger, dans la Salle Humbert de Romans et dans les stations du chemin de fer métropolitain de Paris. Ce sont ces œuvres, avec celles d’hommes comme Victor Horta et Van de Velde qui ont inspiré, surtout en Allemagne, en Autriche et en France, les productions qu’on caractérise par le terme « Art Nouveau ». Malheureusement, je ne peux pas dire que toutes ces productions illustrent les trois principes que je viens d’énoncer.

      

    Pour la plupart, elles ne font que les contrefaire, car cette chose indéfinissable que nous appelons le goût — ce qui fait que nous apprécions une chaise, une pendule, une vase ou un bijou, ce goût qui est l’incarnation de l’esprit, du charme, de l’émotion, de la vie, qu’il soit en tissu ou en métal, utilitaire ou décoratif — cette qualité est absente chez la plupart de ceux qui pensent être des créateurs modernes et qui, en réalité, ne font que plagier plus ou moins un motif conçu pour orner une structure utile.

    Chaque grande époque a connu une stylisation de l’art. C’est ainsi que tous les styles qui nous ont précédé ont vu le jour, mais aujourd’hui on ne peut pas nier que nous assistons à la création d’un style. Mais des influences individuelles ne peuvent pas avoir un effet universel.

      

      

    Un style d’architecture, pour être vrai, doit être le produit du sol où il se trouve et de la période qui le demande. Les principes du Moyen Âge et ceux du XIXe siècle, combinés avec ma doctrine, devraient nous fournir les bases d’une Renaissance française et d’un style entièrement nouveau.

      

      

    Que les Belges, les Allemands, les Anglais développent pour eux-mêmes un art national. Assurément, de cette façon, ils accompliront une œuvre vraie, solide et utile.

     

     

     

    Quoique cela soit un peu présomptueux de parler des Américains qui me font ici l’hospitalité de votre revue, je me hasarderai à dire que mes confrères américains ont été et sont toujours dans la position la plus favorable pour créer un « Art Nouveau », et je regrette qu’ils n’aient pas jugé utile de chercher un art national, développé à partir de leur propre tempérament, c’est-à-dire un art produit sur place et en intuition avec la vie à cet endroit.

      

      

    L’artiste ne crée pas son environnement, il en est le produit. Quand je regarde vos monuments et votre architecture, je crois revoir les bâtiments et les monuments de Paris, de Berlin ou d’Italie, tant est absente toute marque caractéristique du sol.

    Considérant que l’Art Nouveau traverse aujourd’hui l’océan pour arriver sur vos rives, j’espère que mes confrères américains ne se contenteront pas d’être de simples copistes, mais seront des créateurs. Je crois que les principes qui me guident quand je fais de l’architecture française leur permettront tout aussi aisément de créer un art américain, ce que vos compatriotes éclairés espèrent très ardemment.

      

      

      

    Hector Guimard

    Architectural Record, vol. XII, n° 2, 1902

    [Texte publié en anglais en 1902 ; la version originale en langue française n'existant plus, le texte a été re-traduit de l'anglais par Paul Smith, avec l'aide de Catherine Gros]

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    (1) Guimard pense sans doute à Victor Ruprich-Robert (1820-1887), premier titulaire de la chaire d’architecture à l’Ecole nationale des Arts décoratifs (note du traducteur).

     

     

     

    SOURCES

    http://lecercleguimard.fr/fr/hector-guimard-architecte/larchitecte/

     

     

     

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